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1 - Quelques notions sur la multiplication végétative naturelle

1a. Importance des méristèmes primaires



La multiplication végétative est fréquente chez les végétaux grâce à l’existence de massifs histogènes et/ou organogènes, les méristèmes primaires apicaux. Composés de cellules indifférenciées, ils conservent des propriétés embryonnaires telle notamment une forte aptitude à la division cellulaire. Au cours du développement de la plante, ils permettent la croissance en longueur des parties aériennes et racinaires. Ils sont, dans le cas particulier de la multiplication asexuée, à l’origine de la construction des nouveaux organes végétatifs.

La plante pousse, en partie, via le fonctionnement itératif et indéfini du méristème caulinaire. Celui-ci produit, à chaque répétition de cycle, un entre nœud, correspondant à la tige, et un nœud portant une ou plusieurs feuilles selon la phylotaxie de l’espèce, à l’aisselle de(s) laquelle(s) se cache un bourgeon axillaire capable de prendre le relais du bourgeon apical, devenu inflorescentiel, pour le développement végétatif de la partie aérienne de la plante.

A l’autre extrémité, les méristèmes racinaires assurent la croissance de la racine principale et des racines secondaires.

La capacité d’une espèce donnée à la multiplication végétative dépendra ainsi de l’aptitude d’un fragment détaché de la plante mère à produire ou emporter avec lui le plus grand nombre de points végétatifs indispensables à la production des feuilles (photosynthèse) et des racines (absorption) nécessaires à l’acquisition de sa propre autonomie.



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Introduction

1b. La fragmentation

1c. Les organes néo-formés pour la dissémination

1d. L’apomixie

2a. Bouturage, marcottage et autres... de plants avec méristème

2b. La totipotence et la balance hormonale

2c. Les facteurs environnementaux à contrôler

3.Avantages et inconvénients